Marie a grandit à Angliers, village dans la campagne proche du marais poitevin. Elle part pour effectuer sa dernière année d’étude et obtenir son diplôme en DESS Gestion des propriétés sensorielles des aliments à l’ENSBANA de Dijon. Elle continue son parcours à Toulouse où elle occupe un poste de responsable Qualité dans l'agroalimentaire pendant 11 ans.
Le temps et la nature lui manque, elle aspire alors à créer son activité en lien avec ses valeurs pour ainsi donner un autre sens à son travail.
Marie gère la partie transformation de la ferme et utilise les surplus de production en fruits et légumes. Elle anime également la ferme pédagogique pour accueillir petits et grands et faire découvrir ou redécouvrir la nature et son environnement.
Elle souhaite par ses actions participer au changement et faire sa part.
Hugues a grandit sur « l’île aux fleurs » appelée Madinina (Martinique). Il y passait beaucoup de son temps à contempler la nature et à savourer les délices de ce petit coin de paradis. Il est parti à l’âge de 18 ans à La Rochelle pour poursuivre ses études dans la technologie et y décrocher un master de mathématique et informatique.
Pendant douze ans, il continua son parcours à Toulouse en tant qu’ingénieur d’étude en informatique, avant de se rendre compte qu’il pouvait travailler avec la nature et s’émerveiller dans sa nouvelle activité.
Paysan-photographe, Hugues gère une micro ferme en accord avec ses principes que sont le respect de la terre et de l’humain. Il cherche à diminuer son empreinte écologique en mettant en place des écosystèmes qui lui permettent d’optimiser son temps de travail et d’observer la nature. Il vend, produit des fruits et légumes et organise des formations pour mieux se reconnecter à la nature.
Passionné de photo, il immortalise également des instants passés afin de mettre en valeur les merveilles de la vie.
Marie et Hugues, diplômés en technologie, ont vécu en région toulousaine plus de 12 ans. Marie dans la biotechnologie et Hugues dans l’informatique. Malgré le confort que pouvait leur procurer leur métier, il leur manquait quelque chose…
Ils vivaient dans ce monde qui va à toute vitesse, où ils ne pouvaient plus s’arrêter. S’arrêter de penser, s’arrêter pour s’ennuyer, s’arrêter pour observer(…). Chaque minute était précieuse et, "le temps c’est de l’argent". Citation qu’on entend souvent dans le monde du travail. Or, ce n’est pas quand on a du temps qu’on a de l’argent, ni quand on a de l’argent qu’on a du temps.
La technologie leur a permis d’aller très vite, à l’image de la fibre optique mais ne leur a pas permis de gagner du temps car ils avaient tant d’autres nouvelles choses à faire. Ce temps commençait par leur manquer car ils n’avaient plus trop le temps pour leurs familles et leur entourage, lien qui leur permet d’exister. Exister dans le regard des autres sur ce qu’ils sont et non ce qu’ils ont.
Leur expérience leur a apporté de la richesse matérielle mais il leur manquait la richesse de l’esprit, le sens qu’ils veulent donner à leurs actes. Leur constat est que le monde du travail n’entre pas dans un processus naturel.
Est-ce naturel d’utiliser les énergies terrestres au point de les épuiser sans en laisser à nos prochaines générations?
Est-ce naturel d’enrichir une minorité au détriment des autres?
Est-ce naturel d’avoir perdu 58% de nos espèces vertébrées entre 1970-2012(Rapport WWF) et 1/3 de nos oiseaux d’Europe en 15 ans (Rapport CNRS)?
La richesse humaine n’est-elle pas liée au partage?
Leur foi chrétienne et la découverte de la permaculture les ont amenés à penser que pour vivre en adéquation avec leurs principes, il leur faudra vivre en accord avec la nature et l’humain le tout dans la sobriété.
La micro-ferme agroécologique "les petits jardins du marais" vous proposera donc toute l'année la vente de panier de fruits et légumes bio de saisons et des cours d'initiation à la permaculture.